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DANS LES PAS D'AUNG SAN SUU KYI

Aung San Suu Kyi réaffirme haut et fort son soutien aux minorités ethniques et religieuses victimes de violences en Birmanie, tels les musulmans et les Rohingyas

1 Décembre 2014



Aung San Suu Kyi réaffirme haut et fort son soutien aux minorités ethniques et religieuses victimes de violences en Birmanie, tels les musulmans et les Rohingyas
Aung San Suu Kyi l'avait déjà dit à plusieurs reprises en Birmanie, puis à Paris et à New-York. Mais pas assez distinctement, aux yeux de ses détracteurs. Alors elle l'a redit haut et fort à Tokyo, devant les caméras du monde entier, le 17 avril 2013. Oui, elle, la disciple de Gandhi, abhore et dénonce toutes violences interreligieuses et interethniques, d'où qu'elles viennent! Oui, elle apporte tout son soutien aux musulmans qui ont récemment fait l'objet de violences inacceptables et de discrimination de la part de certains bouddhistes extrémistes! Oui, elle estime urgent la mise en place d'un véritable état de droit afin que les membres de certaines minorités persécutées et apatrides comme les Rohingyas en Arakan, puissent avoir accès à la nationalité birmane! Oui, elle n'est pas une magicienne, car si elle en était une, tout problème aurait déjà disparu en Birmanie!

“Je parle tout le temps des minorités mais mes déclarations ne sont pas reprises”

A ceux qui reprochaient à Aung San Suu Kyi son soi-disant “silence assourdissant”, elle a répondu: “Mais je parle tout le temps des minorités ethniques! Sans doute mes déclarations ne sont-elles pas assez “originales” pour plaire à tout le monde et être reprises!”

En effet, Aung San Suu Kyi fut une des premières à présenter ses condoléances et faire part de son émotion et de son infinie tristesse aux dignitaires musulmans en juin 2012, lors du début des violences interethniques qui eurent lieu en Arakhan et firent plus de 300 victimes.

Fin juin 2012, lors de sa venue à Paris, elle déclara, en réponse aux questions sur le douloureux problème de Rohingyas de plusieurs associations de défense des droits humains - dont France Aung San Suu Kyi -, qu'un véritable état de droit devait être instauré en Birmanie pour régler les problèmes des minorités apatrides et qu'elle se battait pour changer la Constitution, rédigée par l'ex-junte militaire et qui avait, entre autres, destitué les Rohingyas de leur nationalité birmane.

En septembre 2012, elle réitéra enfin ces mêmes propos à New York, en insistant sur l'immense tristesse qu'elle avait face à ces violences abominables qu'elle dénonçait de la façon la plus ferme.

“Les musulmans doivent aussi se sentir chez eux en Birmanie”

Ces derniers temps, la communauté musulmane de Birmanie, qui représente entre 4 et 10% de la population et qui a toujours vécu en bonne harmonie dans le pays (des quartiers entiers de Rangoun et de Mandalay sont musulmans) a été prise pour cible par de petits groupes bouddhistes racistes et violents, heureusement ultra minoritaires. Des violences s'en sont suivies qui ont fait 43 morts avant que le calme ne soit rétabli par l'armée et la police.

Face à ces violences, les hauts dignitaires birmans de toutes les religions (bouddhistes, musulmans et chrétiens) ont très vite appelé, main dans la main, au calme, au respect et à la réconciliation. Les militants du Parti d'Aung San Suu Kyi et de jeunes démocrates ont, quant à eux, mené campagne active - et continuent de la mener - dans tout le pays, avec affiches, autocollants et réunions d'information pour appeler à la paix et au respect de toutes et tous, quelles que soient sa race, sa religion ou son ethnie.

Aung San Suu Kyi, en personne, a rencontré de nombreux musulmans pour leur témoigner de son soutien.

“C’est très triste parce qu’aucun d’entre eux n’a connu d’autre pays que la Birmanie, déclare-t-elle. Ils ne se sentent appartenir à aucun autre endroit. La Birmanie est leur pays.”

“Je ne suis pas une magicienne, mais je continue à lutter pour un véritable état de droit!”

"On attend de moi que j'explique comment mettre un terme définitif à ces violences mais je ne suis pas une magicienne! Si je l'étais, j'aurais dit: "violences, disparaissez!' et elles auraient disparu! Hélas, Il faut du temps pour résoudre les différends. Pour cela, nous devons instaurer un climat de sécurité dans lequel les gens qui ont des opinions différentes peuvent s'asseoir, échanger des idées et réfléchir ensemble sur ce que nous avons en commun.”

En ce qui concerne le statut de certaines minorités apatrides, destituées de la citoyenneté birmane par la Constitution toujours en vigueur de l'ex-junte militaire, Aung San Suu Kyi , qui n'est député que depuis un an et qui n'a, pour le moment, aucun réel pouvoir exécutif, répète qu'il faut oeuvrer pour le changement complet de cette Constitution.

Naturellement, c'est la toute première chose qu'elle ferait si elle était élue Présidente de la Birmanie en 2015!

Certes, d'aucuns, en attisant haines interethniques et interreligieuses et en menant campagne internationale pour la décrédibiliser, continueront à tout faire pour qu'Aung San San Suu Kyi ne devienne pas la première démocrate - et de surcroît la première femme! - à diriger la Birmanie !

C'est compter sans l'inlassable et calme détermination de la Dame de Rangoun. Et du peuple birman tout entier.


Pierre MARTIAL - Ecrivain-journaliste
Président de France Aung San Suu Kyi



1.Posté par Alexia le 01/06/2017 18:21
Du coup aujourd'hui, alors qu'elle denie complètement le nettoyage ethnique, que pouvons nous conclure? Qu'elle a seulement fait de la politique? Promettant des choses seulement pour se faire lire et une fois au pouvoir rien...Finalement n'est-elle seulement qu'une héroïne des droits de l'homme que lorsque sa cause est en danger?

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