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L'ONU au gouvernement birman: il n'y a plus de temps à perdre!

9 Juin 2011

l'ONU demande à la Birmanie de passer à la vitesse supérieure pour mettre en place les réformes nécessaires. Elle appelle également la communauté internationale à “consentir des efforts” à l'égard du peuple birman.



L'ONU au gouvernement birman: il n'y a plus de temps à perdre!
C'était la toute première fois que la commission de l'ONU spécialisée sur la Birmanie se réunissait, depuis la libération d'Aung San Suu Kyi et les élections de novembre dernier qui ont vu un gouvernement “civil” remplacer la junte militaire au pouvoir depuis de longues années.

Les membres du Groupe des Amis du Myanmar, appellation officielle de cette commission, ont longuement entendu l'un des leurs, le conseiller spécial Vijay Nambiar, qui s'est récemment rendu au Myanmar pour y faire le point sur la situation.

Au cours de son séjour, le conseiller spécial de l'ONU y a rencontré, non seulement les membres du gouvernement birman mais également Aung San Suu Kyi et d'autres représentants de l'opposition démocratique.

Vijay Nambiar a salué les réformes promises par Thein Sein, le nouveau Président birman, tout en mettant en garde quant à la réalité effective de celles-ci et l' urgence de leur mise en place.

”Il n'y a plus de temps à perdre!”

En effet, “la volonté politique du gouvernement birman et sa capacité à honorer ses engagements et promesses doivent encore être démontrées”, ont affirmé, au cours de la réunion, les membres du Groupe des Amis du Myanmar, en insistant sur le fait qu'il n'y a plus de temps à perdre!”

Des points aussi douloureux que l'incarcération de plus de 2000 prisonniers d'opinion sont, par exemple, encore loin d'être résolus, voire même reconnus par les autorités birmanes!

Mais l'ONU en appelle aussi à la communauté internationale qui partage, dit-elle, ”une responsabilité à l'égard du peuple birman” et qui doit ”aussi consentir des efforts” et ”optimiser les opportunités de changements significatifs”.

En clair, ne rien céder sur l'essentiel, mais ne pas s'enfermer pour autant dans une position isolationniste.

Un façon, peut-être, de rappeler qu' au-delà de tous les intérêts économiques internationaux qui s'affrontent en Birmanie et des manoeuvres géopolitiques qui en découlent, il y a, là-bas, et avant tout, un peuple qui souffre. Et que nous devons aider.


Pierre MARTIAL

Journaliste-écrivain
Président du Collectif France Aung San Suu Kyi


POUR EN SAVOIR PLUS:
>>>> DOCUMENT ONU:COMPTE-RENDU DU VOYAGE EN BIRMANIE DE VIJAY NAMBIAR
>>>>> DOCUMENT ONU: DECLARATION DE BAN KI-MOON, SECRETAIRE GENERAL DE L'ONU



1.Posté par christine van steenberghe le 02/07/2011 14:29
Membre d'Amnesty International, je suis responsable d'un dossier concernant deux prisonniers politiques birmans : Myo Min Zaw et Ko Aye Aung. Tout ce qui concerne la Birmanie me passionne.

2.Posté par Maillet le 05/07/2011 09:23
Je suis neé avec une famille imprisonée à ma Birmanie. Je suis 50% birmans et j'ai perdu trop trop trop. FREE MY BURMA. Enough is Enough.

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